
Les sites et applications de rencontre musulmans se présentent souvent comme une réponse pratique à une difficulté réelle : comment rencontrer une personne partageant une intention matrimoniale, des valeurs religieuses ou un cadre familial commun, lorsque les espaces habituels de rencontre se réduisent ?
Ils peuvent élargir le cercle des possibles, offrir davantage d’autonomie et rendre la démarche plus explicite. Mais ils ne se contentent pas de mettre deux personnes en relation. Par leurs profils, leurs filtres et leurs critères, ils organisent aussi une certaine manière de regarder l’autre, de se présenter et d’imaginer le mariage.
Les mots ta’aruf, mouqabala ou « rencontre matrimoniale musulmane » recouvrent toutefois des réalités très différentes selon les pays, les familles, les plateformes et les courants religieux. Il faut donc éviter de parler d’un modèle musulman unique. Les recherches disponibles permettent plutôt de dégager plusieurs tensions communes.
Pourquoi se tourner vers les rencontres en ligne ?
La première fonction de ces plateformes est évidente : rendre accessibles des personnes que l’on n’aurait probablement jamais rencontrées autrement.
Une étude qualitative menée auprès de 16 femmes musulmanes américaines montre qu’elles apprécient notamment la possibilité d’initier elles-mêmes les échanges, de contrôler leur rythme, de filtrer les profils et de préserver davantage leur confidentialité. La rencontre en ligne peut ainsi offrir une autonomie particulière à des femmes dont les possibilités de rencontres sont parfois limitées par la géographie, la taille de la communauté ou les normes sociales entourant la fréquentation entre hommes et femmes.
Ces utilisatrices ne cherchent pas nécessairement à remplacer leurs références religieuses et familiales par un modèle individualiste. Elles tentent plutôt d’adapter la technologie à leurs valeurs : intention matrimoniale explicite, limitation de certains échanges, préservation de la pudeur ou intervention de la famille à une étape ultérieure. Le numérique n’efface donc pas les cadres existants : il leur donne de nouvelles formes.
Cette articulation apparaît également dans une enquête menée auprès de 16 parents saoudiens; huit pères, six mères et un couple parental. Beaucoup ne rejettent pas le principe d’une recherche en ligne. Ils souhaitent cependant que la technologie puisse être intégrée au processus familial, préserver certaines valeurs et protéger les jeunes adultes contre les faux profils, les manipulations ou les démarches dépourvues d’intention matrimoniale. Certains parents se représentent comme un « second filtre », intervenant après une première sélection effectuée par leurs enfants.
Les plateformes musulmanes sont ainsi utilisées pour rechercher davantage de choix, mais aussi pour tenter de concilier autonomie individuelle, légitimité religieuse, sécurité et appartenance familiale.
L’écran ne supprime pas les appartenances : il les recompose
Opposer simplement « tradition familiale » et « choix amoureux moderne » rend mal compte de l’expérience des personnes concernées.
Dans sa recherche sur les représentations de l’amour chez des filles de migrants maghrébins, Hakima Aït El Cadi montre que les jeunes femmes interrogées ne reproduisent pas mécaniquement un modèle familial et n’adoptent pas davantage un modèle occidental uniforme. Elles élaborent leurs représentations à partir de plusieurs références : aspirations personnelles, transmissions familiales et réappropriation du religieux. L’autrice parle de syncrétisme culturel, c’est-à-dire d’une recomposition entre plusieurs logiques parfois contradictoires.
Marnia Belhadj arrive à une conclusion proche à partir d’entretiens biographiques réalisés auprès de 90 femmes françaises nées de parents algériens. Leurs aspirations amoureuses — complicité, dialogue, choix personnel, partage des tâches et égalité conjugale — ne diffèrent pas fondamentalement de celles des autres jeunes femmes de leur génération. La particularité réside davantage dans le travail de négociation nécessaire pour articuler choix individuel, maintien des liens familiaux, homogamie sociale et attentes religieuses.
Certaines acceptent de différer le mariage plutôt que de renoncer à leurs aspirations. D’autres inventent des compromis, réinterprètent des pratiques ou mobilisent des éléments religieux et familiaux pour légitimer de nouvelles formes de choix. Elles ne sont donc pas simplement prises entre deux cultures : elles participent activement à la transformation des modèles matrimoniaux.
La psychologie interculturelle parle ici d’interculturation : le contact entre plusieurs univers culturels ne conduit pas seulement à juxtaposer des normes. Il peut produire de nouvelles significations, de nouvelles identités et une nouvelle manière de penser le lien. Patrick Denoux et Paraskevi Simou définissent ainsi l’interculturation comme un processus dynamique de coconstruction dans lequel les références culturelles se transforment au contact les unes des autres.
Une personne peut donc vouloir simultanément choisir librement, être amoureuse, recevoir l’assentiment de sa famille et construire une union qu’elle estime religieusement légitime. Ces attentes ne sont pas nécessairement incohérentes. Mais lorsqu’elles doivent toutes être vérifiées très rapidement, elles risquent de se transformer en une longue liste de critères.
Quand la recherche de compatibilité devient un contrôle de conformité
Les questions abordées pendant une mouqabala sont souvent importantes :
Quelle place donner à la religion ?
Quels sont les projets professionnels ?
Quel rapport à la famille, aux enfants, au travail domestique ou à l’argent ?
Comment chacun conçoit-il les rôles conjugaux ?
Ces échanges peuvent éviter certains malentendus et permettre de poser des limites essentielles. Le problème n’est donc pas l’existence de critères. Il apparaît lorsque la rencontre est réduite à une procédure de vérification : la personne est-elle conforme à ce que j’attends d’un mari ou d’une épouse ?
Le format numérique favorise cette transformation parce qu’il convertit les personnes en profils comparables : âge, origine, niveau d’études, apparence, pratique religieuse, situation professionnelle, projet familial. Ces informations peuvent être nécessaires. Mais leur accumulation peut donner l’impression qu’une bonne décision serait celle qui permettrait d’éliminer toute incertitude.
Or rencontrer quelqu’un suppose précisément de découvrir une personne qui ne tient jamais entièrement dans les informations données à son sujet.
Patrick Denoux rappelle par ailleurs que toute rencontre interculturelle est coconstruite. Nous ne découvrons jamais un individu indépendamment du cadre, de la relation et des catégories avec lesquelles nous l’abordons. Appliquée aux plateformes matrimoniales, cette idée signifie que le profil ne révèle pas simplement une personne : le dispositif contribue à produire la manière dont elle est perçue et dont elle apprend à se présenter.
Des personnes transformées en profils désirables
Une étude de grande ampleur menée par Elizabeth Bruch et Mark Newman a analysé les échanges d’utilisateurs d’un site de rencontre dans quatre villes américaines. Les chercheurs ont construit une mesure de la « désirabilité » à partir du nombre de messages reçus et de la position des personnes qui les envoyaient.
Les hommes comme les femmes contactaient en moyenne des personnes situées environ 25 % plus haut qu’eux dans la hiérarchie de désirabilité établie par les chercheurs. Plus l’écart augmentait, plus les chances d’obtenir une réponse diminuaient. Les utilisateurs avaient aussi tendance à écrire des messages plus longs lorsqu’ils contactaient une personne considérée comme plus désirable, mais cette stratégie n’améliorait que modestement leurs chances.
Cette étude ne portait pas sur une plateforme musulmane. Elle éclaire toutefois un effet général de l’architecture numérique : lorsque des milliers de profils deviennent visibles et comparables, des hiérarchies se forment. L’âge, le genre, le niveau d’études et la racialisation participaient à ces hiérarchies dans l’échantillon étudié.
La « désirabilité » mesurée par l’étude n’est évidemment pas une valeur humaine objective. Elle indique plutôt quelles personnes reçoivent le plus d’attention à l’intérieur d’un marché particulier. Mais lorsque cette attention est quantifiée, chacun peut finir par se regarder lui-même comme un ensemble d’avantages et d’inconvénients à mettre en valeur.
La question n’est alors plus seulement :
« Est-ce que cette personne me plaît et que devient le lien entre nous ? »
Elle peut devenir :
« Est-ce que je coche ses cases ? Comment me rendre rapidement désirable ? »
Se présenter ou interpréter le rôle attendu ?
Toute rencontre comporte une part de présentation de soi. Nous ne montrons jamais immédiatement tout ce que nous sommes. Nous sélectionnons certaines informations, nous cherchons nos mots et nous voulons généralement produire une impression favorable.
En ligne, ce travail devient particulièrement visible. Le profil oblige à choisir une photographie, quelques caractéristiques et une manière de raconter son projet matrimonial. La personne compose donc en partie la version d’elle-même qu’elle pense attendue.
Une étude qualitative exploratoire menée par Elsa Tania auprès de 13 personnes liées à une plateforme indonésienne de ta’aruf montre que les femmes interrogées mettaient davantage en avant la patience, une image féminine et leurs compétences domestiques. Les hommes insistaient plutôt sur la responsabilité, la capacité à diriger et l’autorité.
L’autrice mobilise le concept de performativité de genre : les personnes ne se contentent pas de décrire une féminité ou une masculinité déjà constituée. Elles répètent les comportements associés à ce qu’elles imaginent être une « bonne épouse » ou un « bon mari ». Ces performances peuvent ensuite évoluer au cours de la rencontre réelle et après le mariage.
Cette étude doit cependant être située. Elle porte sur un petit échantillon et sur une plateforme indonésienne adhérant à un cadre salafi particulier. Elle ne représente donc ni toutes les personnes musulmanes ni toutes les mouqabala. Elle permet d’identifier un mécanisme, mais pas d’en mesurer la fréquence.
Se présenter selon les attentes ne signifie d’ailleurs pas nécessairement mentir. Les traits mis en avant peuvent réellement appartenir à la personne. Mais ils sont sélectionnés parce qu’ils sont reconnus et valorisés dans un contexte donné. À force d’être répétés, certains rôles peuvent finir par paraître naturels et incontestables.
Les critères ne sont jamais totalement personnels
Une lecture sociale et décoloniale oblige à poser une question supplémentaire : qui a appris à considérer quelles personnes comme désirables, respectables ou “mariables” ?
Les préférences individuelles ne surgissent pas en dehors de la société. Elles sont influencées par les normes de genre, la classe sociale, la couleur de peau, l’origine, le statut migratoire, l’âge, le handicap, le fait d’être célibataire ou divorcé, et les représentations collectives de la respectabilité.
María Lugones montre que le genre ne peut être séparé de la racialisation, de la classe, de la sexualité et de l’histoire coloniale. Une approche décoloniale ne consiste donc pas simplement à ajouter la « culture » à une analyse déjà existante. Elle interroge les catégories elles-mêmes : qui les a produites, quels corps elles valorisent et quelles expériences elles rendent invisibles.
Les plateformes peuvent ainsi reproduire des hiérarchies déjà présentes dans la société, tout en leur donnant l’apparence de simples préférences personnelles. Elles ne créent pas nécessairement le colorisme, le classisme, le validisme ou les normes patriarcales, mais elles peuvent les rendre immédiatement utilisables sous forme de filtres et de critères.
On pourrait parler ici de désirabilité matrimoniale située : nous ne sommes pas toutes et tous évalués selon les mêmes normes, et les conséquences du rejet, de l’âge ou de la non-conformité ne pèsent pas de la même manière sur chacun.

Ces rencontres finissent-elles davantage par un mariage ?
À ce jour, les études citées ici ne permettent pas de donner un taux scientifique fiable du type : « X % des rencontres réalisées sur une plateforme musulmane aboutissent à un mariage ».
Les recherches portent principalement sur les usages, les représentations, la satisfaction de personnes déjà mariées ou les effets généraux des plateformes sur les marchés matrimoniaux. Elles ne suivent pas un échantillon représentatif depuis l’inscription jusqu’au mariage, en comptabilisant les comptes inactifs, les échanges interrompus et les personnes ayant effectué plusieurs rencontres.
Quelques chiffres permettent néanmoins de mieux comprendre ce que nous savons et ce que nous ne savons pas.
Une étude indonésienne portant sur 88 personnes mariées après un processus de ta’aruf observe que le dévoilement de soi contribue statistiquement à la satisfaction conjugale, mais n’en explique que 8,7 %. Cela signifie que la capacité à communiquer des informations personnelles compte, mais que la satisfaction conjugale dépend essentiellement d’autres facteurs : qualité des interactions, résolution des conflits, attentes, conditions matérielles et fonctionnement quotidien du couple.
Une autre étude portant sur seulement neuf couples mariés après un ta’aruf indique que 77,7 % d’entre eux sont classés comme satisfaits de leur mariage. Mais ce pourcentage correspond à environ sept couples sur neuf. En l’absence de groupe de comparaison et de suivi longitudinal, il ne permet pas d’affirmer que 77,7 % des mariages issus d’un ta’aruf réussissent, ni que le ta’aruf produit davantage de satisfaction que les autres formes de rencontre.
Une enquête américaine menée auprès de 923 adultes mariés, dont environ la moitié avait rencontré son conjoint en ligne, relève une satisfaction et une stabilité conjugales légèrement plus faibles chez les couples formés en ligne. Les écarts restent cependant modestes et la qualité conjugale demeure globalement élevée dans les deux groupes. Les différences observées étaient notamment liées à la distance géographique et à une moindre approbation de l’entourage.
Le canal de rencontre n’explique donc pas à lui seul la qualité du mariage. Le soutien social, la proximité, la communication et les conditions dans lesquelles le lien se développe comptent également.
Plus de profils ne signifie pas nécessairement plus de mariages
Les études économiques récentes invitent également à la prudence face à la promesse selon laquelle l’élargissement du choix conduirait mécaniquement à davantage d’unions.
Sunmi Jung et Lester Lusher ont étudié la diffusion de Tinder aux États-Unis à partir de l’intensité des recherches Google et des données de la Current Population Survey. Ils ne constatent pas d’effet sur le taux global de mariage ni sur l’âge du premier mariage. La diffusion de l’application est cependant associée à davantage de divorces ou de séparations, notamment chez les plus jeunes, tandis que certains effets sur le mariage apparaissent dans des marchés locaux où les possibilités de rencontre sont plus limitées.
Un working paper du NBER publié en 2026 distingue par ailleurs l’époque des sites sur ordinateur de celle des applications mobiles. Selon les estimations des auteurs, une augmentation de 1 % de l’activité sur les anciens sites était associée à une hausse de 0,50 % des divorces. Durant l’ère des applications mobiles, une augmentation de 1 % de l’activité était associée à une diminution de 0,40 % des mariages et de 0,33 % des divorces. Les sites réduisaient certains tris selon l’éducation et l’emploi, tandis que les applications mobiles augmentaient, dans leurs analyses, le tri racial.
Ces résultats sont agrégés à l’échelle de territoires américains et ne permettent pas de prédire ce qui arrivera à un utilisateur particulier. Ils montrent toutefois que les effets du numérique dépendent de l’architecture des plateformes : coût de la recherche, quantité de profils disponibles, niveau d’incertitude et facilité à poursuivre indéfiniment la recherche.
Les applications peuvent donc réduire les obstacles pratiques à la rencontre sans nécessairement augmenter le nombre global de mariages.
Ce que les plateformes produisent réellement
Les sites de rencontre musulmans peuvent produire plusieurs effets simultanés, qui ne sont pas tous négatifs ou positifs.
Ils peuvent :
- élargir les possibilités de rencontre et offrir davantage d’autonomie ;
- faciliter l’expression explicite d’une intention matrimoniale ;
- permettre de préserver une certaine confidentialité ;
- intégrer, parfois, la famille et les références religieuses au processus ;
- mais aussi standardiser les personnes sous forme de critères comparables ;
- renforcer certaines hiérarchies de désirabilité ;
- encourager une présentation stratégique de soi ;
- et transformer la recherche de compatibilité en contrôle de conformité.
Le numérique ne remplace donc ni la culture, ni la religion, ni les rapports de genre. Il les reconfigure.
Il ne transforme pas nécessairement les personnes en produits. Mais son architecture peut les inviter à se vendre, à se classer et à évaluer rapidement les autres comme des options parmi d’autres.
Apprendre à rencontrer malgré le dispositif
L’enjeu n’est peut-être pas de condamner les plateformes, qui répondent à de véritables besoins, mais de résister à ce qu’elles peuvent produire de plus réducteur.
Une liste de critères peut aider à poser un cadre. Elle ne peut pas garantir la qualité d’une présence, la capacité à accueillir un désaccord ou la manière dont une personne se comporte lorsqu’elle n’obtient pas ce qu’elle souhaite.
Rencontrer suppose donc de déplacer progressivement la question :
Non plus seulement : « Est-ce que cette personne correspond à mon projet ? »
Mais aussi :
« Comment est-ce que je me sens et me transforme dans cette relation ? Puis-je penser clairement, poser mes limites et rester digne ? Est-ce que l’autre peut sortir du rôle dans lequel je l’avais imaginé ? Et puis-je, moi aussi, sortir de celui que je croyais devoir interpréter pour être choisie ? »
Une personne ne tient ni dans son profil, ni dans son CV matrimonial, ni dans les réponses données lors d’une première mouqabala.
Rencontrer commence peut-être lorsque l’on peut utiliser les critères sans réduire l’autre à ses cases et sans avoir besoin de se réduire soi-même pour devenir désirable.
Bibliographie
Tania, E. (2026). « Digital Taaruf and Gender Identity: A Study of Gender Performativity ». Journal of Gender Equality, Disability, Social Inclusion and Children, 3(2), 149-165. DOI : 10.61511/jgedsic.v3i2.2026.2465.
Aït El Cadi, H. (1999). « L’imaginaire et les représentations de l’amour chez les filles de migrants maghrébins ». Ville École Intégration, 116, 25-50. DOI : 10.3406/diver.1999.6767.
Al-Dawood, A., Alhajhussein, S., & Yarosh, S. (2021). « Saudi Arabian Parents’ Perception of Online Marital Matchmaking Technologies ». Proceedings of the ACM on Human-Computer Interaction, 4, CSCW3, article 211. DOI : 10.1145/3432910.
Belhadj, M. (2003). « Choix du conjoint et stratégies matrimoniales de jeunes femmes françaises d’origine algérienne ». Revue européenne des migrations internationales, 19(1), 195-222. DOI : 10.4000/remi.2977.
Borualogo, I. S., & Rahmatinna. (2011). « Studi Mengenai Kepuasan Pernikahan pada Pasangan Suami Istri yang Menikah Melalui Ta’aruf di Bandung ». Schema: Journal of Psychological Research. DOI : 10.29313/schema.v0i0.2486.
Bruch, E. E., & Newman, M. E. J. (2018). « Aspirational Pursuit of Mates in Online Dating Markets ». Science Advances, 4(8), eaap9815. DOI : 10.1126/sciadv.aap9815.
Denoux, P. (2013). « Le contact culturel dans les procédures de recherche. Propositions méthodologiques de psychologie interculturelle ». Les Cahiers internationaux de psychologie sociale, 99-100, 365-381. DOI : 10.3917/cips.099.0365.
Denoux, P., & Simou, P. (2022). « Cross-Cultural Psychology à la française: An Overview of Interdisciplinary Intercultural Studies and Intercultural Psychology ». Journal of Cross-Cultural Psychology, 53(7-8). DOI : 10.1177/00220221221107727.
Ershov, D., Fong, J., & Yildirim, P. (2026). « What Happens When Dating Goes Online? Evidence from U.S. Marriage Markets and Health Outcomes ». NBER Working Paper, 34757. DOI : 10.3386/w34757.
Jung, S., & Lusher, L. (2026). « Dating Apps and Marriage Rates ». Economics Letters, 262, 112873. DOI : 10.1016/j.econlet.2026.112873.
Lugones, M. (2010). « Toward a Decolonial Feminism ». Hypatia, 25(4), 742-759. DOI : 10.1111/j.1527-2001.2010.01137.x.
Rochadiat, A. M. P., Tong, S. T., & Novak, J. M. (2018). « Online Dating and Courtship among Muslim American Women: Negotiating Technology, Religious Identity, and Culture ». New Media & Society, 20(4), 1618-1639. DOI : 10.1177/1461444817702396.
Sakinah, F., & Kinanthi, M. R. (2018). « Pengungkapan Diri dan Kepuasan Pernikahan pada Individu yang Menikah melalui Proses Ta’aruf ». Jurnal Psikologi Integratif, 6(1), 29-49. DOI : 10.14421/jpsi.v6i1.1466.
Sharabi, L. L., & Dorrance-Hall, E. (2024). « The Online Dating Effect: Where a Couple Meets Predicts the Quality of Their Marriage ». Computers in Human Behavior, 150, 107973. DOI : 10.1016/j.chb.2023.107973.
Laisser un commentaire